Lettre à Islaval, Ordre des Chevaliers d'Hibernia
Posted: 05 May 2006, 18:54
Une lettre cachetée, écrite sur un vieux parchemin sec, dont l'encre noire dégage encore l'odeur de la créature marine dont il est issu, parvient, par l'intermédiaire d'un enfant elfe, au Commandant de l'Ordre des Chevaliers d'Hibernia, Islaval.
Islaval,
À défaut de pouvoir vous rencontrer directement, considérant les chevaliers vous environnant qui voudront probablement me faire brûler, allant des racines jusqu'aux feuilles, je vous fait parvenir un parchemin sur lequel sont écrites mes impressions récentes concernant une très fâcheuse situation qui se déroula au sein de la Grande Verte.
Par la vérité, la plus grande valeur qui soit, je vous relate ces événements pour que vous compreniez mieux ce qui risque de s'ensuivre si jamais la situation ne venait point à changer.
J'étais dans la forêt, comme l'est mon habitude depuis ma naissance, qui remonte à quelques centenaires d'ici. Un norois, disant être affligé d'une maladie transmise par les hunts, me demanda d'achever ses souffrances, ce que pour plusieurs raisons, je refusai de faire.
Je poursuivis donc ma conversation avec une amie elfe à quelques pas de l'endroit où le norois m'avait fait cette demande. Un des membres de votre organisation arriva quelques courts instants après, et avertit le soi-disant malade qui était membre de l'une des guildes bannies, par vos propres soin, d'Hibernia.
La conversation s'allongeait et s'allongeait, et le norois ne voulait pas bouger sous prétexte de maladie. Votre chevalier utilisait les mots depuis bon temps déjà, et la situation semblait stagner. Il y a une chose qui me distingue de beaucoup de sylvains: ma patience a des limites très chaotiques. J'ai donc décidé, très ouvertement, de disposer du norois intempestif sans verser de sang, ingérant ses forces vitales par la magie-même que m'a légué la mère-forêt.
Ne furent passés que quelques instants avant que je me fasse accuser d'être un meurtrier sur le territoire de la Grande Verte, une accusation dont le fondement me semble tout aussi risible que l'est la supériorité de votre légitimité sur la mienne. Je suis habitant de la forêt d'Hibernia depuis longtemps, et je la protège, tout autant que la protège votre organisation.
Le chevalier en question me donna 5 secondes pour partir avant de passer à l'acte de force. Je tiens à rappeler que de telles mesures n'avaient pas été prises contre l'homme précédemment tué, dont l'organisation avait, a priori, déjà été bannie du territoire. Je ne cacherai pas qu'à la quatrième seconde, après avoir avertie mon amie elfe que tout cela se terminerait très mal, j'ai été le premier à faire acte de violence. Je suis de nature tenace (tel que tout chêne) et je n'allais certainement pas, contre ma volonté, me faire expulser de ma propre patrie.
Plusieurs des combattants furent grièvement blessés, mais un guérisseur qui passait par là, mettant en oeuvre sa magie, fit en sorte de remettre la plupart des combattants sur pied, suite à quoi nous fûment à nouveau menacés. La seule raison pour laquelle je décidai d'obtempérer -partiellement-, c'était pour la sécurité de l'elfe qui était à mes côtés.
Sachez que ce jour, qui est aujourd'hui-même, je ne suis jamais sorti de la forêt. Je me suis éloigné de son centre, et c'est près de la lisière de la forêt que j'écris. J'ai demandé au jeune elfe qui vous a présenté cette lettre de vous la remettre en main propre. Il a d'ailleurs été généreusement payé pour cette commission.
Valem, sylvain d'Hibernia, et Étoile de la Constellation
Islaval,
À défaut de pouvoir vous rencontrer directement, considérant les chevaliers vous environnant qui voudront probablement me faire brûler, allant des racines jusqu'aux feuilles, je vous fait parvenir un parchemin sur lequel sont écrites mes impressions récentes concernant une très fâcheuse situation qui se déroula au sein de la Grande Verte.
Par la vérité, la plus grande valeur qui soit, je vous relate ces événements pour que vous compreniez mieux ce qui risque de s'ensuivre si jamais la situation ne venait point à changer.
J'étais dans la forêt, comme l'est mon habitude depuis ma naissance, qui remonte à quelques centenaires d'ici. Un norois, disant être affligé d'une maladie transmise par les hunts, me demanda d'achever ses souffrances, ce que pour plusieurs raisons, je refusai de faire.
Je poursuivis donc ma conversation avec une amie elfe à quelques pas de l'endroit où le norois m'avait fait cette demande. Un des membres de votre organisation arriva quelques courts instants après, et avertit le soi-disant malade qui était membre de l'une des guildes bannies, par vos propres soin, d'Hibernia.
La conversation s'allongeait et s'allongeait, et le norois ne voulait pas bouger sous prétexte de maladie. Votre chevalier utilisait les mots depuis bon temps déjà, et la situation semblait stagner. Il y a une chose qui me distingue de beaucoup de sylvains: ma patience a des limites très chaotiques. J'ai donc décidé, très ouvertement, de disposer du norois intempestif sans verser de sang, ingérant ses forces vitales par la magie-même que m'a légué la mère-forêt.
Ne furent passés que quelques instants avant que je me fasse accuser d'être un meurtrier sur le territoire de la Grande Verte, une accusation dont le fondement me semble tout aussi risible que l'est la supériorité de votre légitimité sur la mienne. Je suis habitant de la forêt d'Hibernia depuis longtemps, et je la protège, tout autant que la protège votre organisation.
Le chevalier en question me donna 5 secondes pour partir avant de passer à l'acte de force. Je tiens à rappeler que de telles mesures n'avaient pas été prises contre l'homme précédemment tué, dont l'organisation avait, a priori, déjà été bannie du territoire. Je ne cacherai pas qu'à la quatrième seconde, après avoir avertie mon amie elfe que tout cela se terminerait très mal, j'ai été le premier à faire acte de violence. Je suis de nature tenace (tel que tout chêne) et je n'allais certainement pas, contre ma volonté, me faire expulser de ma propre patrie.
Plusieurs des combattants furent grièvement blessés, mais un guérisseur qui passait par là, mettant en oeuvre sa magie, fit en sorte de remettre la plupart des combattants sur pied, suite à quoi nous fûment à nouveau menacés. La seule raison pour laquelle je décidai d'obtempérer -partiellement-, c'était pour la sécurité de l'elfe qui était à mes côtés.
Sachez que ce jour, qui est aujourd'hui-même, je ne suis jamais sorti de la forêt. Je me suis éloigné de son centre, et c'est près de la lisière de la forêt que j'écris. J'ai demandé au jeune elfe qui vous a présenté cette lettre de vous la remettre en main propre. Il a d'ailleurs été généreusement payé pour cette commission.
Valem, sylvain d'Hibernia, et Étoile de la Constellation