Les infos que j'ai promis sous forme d'histoire... alors vwalah
Notes et pensées sur le miracle historique du 2ème Jar de l’Ours du Trimeno Mordant, cycle 2102 et le cycle qui s’en suivit.
Andunë et l’An Pourpre
Suite aux événements de l’automne dernier, le Haut conseil de Caldey décida de se réunir à nouveau pour établir de nouvelles résolutions. La victoire du régiment d’Azaken était bien plus qu’extraordinaire, c’était un miracle. Sans celui-ci, Caldey aurait péri aux mains du mal.
La première chose que le conseil décida de faire fut de marquer cette grande victoire par un jour dans l’année. Le jour de l’an Pourpre serait la date marquant cet événement divin. Les citoyens de Caldey se réjouirent de cette fête en l’honneur de la victoire et se dirent que cet événement ne pouvait être issu que d’un dieu. Malgré le sceptissisme des citoyens envers la religion, cette nouvelle idée intéressait tout le monde, y compris les militaires.
Le conseil choisit également de nommer ce dieu, et il fut ainsi appelé Andunë, le dieu du coucher de soleil. On le nomma ainsi en raison du moment du miracle; celui-ci se produisit lors d’un coucher de soleil et tout Caldey fut enveloppé d’une belle aura pourpre et orangée. Ce nouveau dieu était adoré de tous, et le simple fait qu’il ait produit ce miracle suffit à émerveiller les citoyens caldiens à jamais. Ils jurèrent allégeance à Andunë et à partir de ce jour, à chaque crépuscule, tous les citadins se mettent à prier leur dieu sauveur.
Les pratiques rituelles et spirituelles reliées à Andunë débutèrent lorsque les conteurs se mirent à raconter de belles histoires sur un dieu qu’ils ne connaissaient presque pas. Le peuple avait une confiance aveugle en leur dieu mais celui-ci ne semblait jamais les laisser tomber. Les villageois décidèrent même de prouver à Andunë leur fidélité en sacrifiant d’abord des animaux selon eux démoniaques dans les forêts avoisinants Caldey. Cette pratique sacrée leur assurait la protection et la sécurité d’être presque inatteignables par leurs ennemis. Le rituel se pratiquait à chaque Wemona et un grand buffet était organisé en l’honneur d’Andunë.
Ceci dit certaines croyances commencèrent à douter qu’Andunë les protègent ainsi pour aucune raison et c’est ainsi que la rumeur de l’An Pourpre se répandit dans Caldey. Les croyances disaient qu’une prophétie était en cours. Les alchimistes disaient lire de mauvais présages dans les étoiles, et que l’An Pourpre n’était rien de plus qu’une ruse démoniaque destinée à éliminer le bien. Cette théorie était absurde aux vues de tous, mais pourtant elle avait un certain sens. C’était comme le dicton disant ‘Le calme avant la tempête’. Si Andunë était réellement un démon et qu’il amadouait simplement les caldiens pour ensuite se venger et les exterminer, alors pourquoi avoir choisi eux? Comment les caldiens pouvaient être impliqués dans une telle mutinerie?
Personne n’y compris comment ni pourquoi. Mais maintenant que c’était clair, les caldiens devaient empêcher Andunë de répandre le mal et d’accomplir la sobre prophétie. Si l’An Pourpre venait à s’achever sans la moindre marque de résistance, le monde sombrerait dans l’obscurité et le chaos.
La nouvelle armée
Certes le Haut conseil ne s’expliquait toujours pas le simple fait de faire partie de cette prophétie mais depuis les événements du 2ème Jar de l’ours du Trimeno Mordant, bien des choses étranges s’étaient produites. Les jours de normalement 24 Hars semblaient se raccourcir au fur et à mesure que l’An Pourpre avançait et malgré les multiples sacrifices que faisaient les citoyens chaque Wemona, les créatures semblaient se multiplier et les animaux dits paisibles, tels les cerfs, les ours, les oiseaux et les lynx semblaient disparaître.
Se réunit alors une nouvelle fois le conseil pour décider si oui ou non il devait croire les théories sur la prophétie et envoyer en guerre contre le mal les régiments caldiens. Aussi peu qu’ils furent, les candidatures pour s’enrôler dans l’armée ne cessaient de croître et le conseil exigea même de construire un nouveau bâtiment militaire pour tous les enrôler. Azaken n’était pas très content de cette croisade contre le mal et il exprima son désaccord avec le conseil. Celui-ci décida de le laisser lui et son régiment pour protéger Caldey pendant que le reste de l’armée irait en guerre.
On rassembla ainsi des hommes, âgés ou jeunes et on désigna quelques instructeurs. Les forges se remirent en marche, les empenneurs recommencèrent leur coupe du bois et les tisseurs se hâtèrent de s’approprier de nouveaux tissus. Tous ses futurs guerriers devaient être prêts pour le prochain Wemona, là où les sacrifices cesseraient et où l’armée se mettrait en route. Le conseil était fier que cet investissement soit fortement rentabilisé. Les demandes d’enrôlement s’évaluèrent à une centaine d’hommes! C’était plus qu’il ne fallait pour la première mission qui serait de la reconnaissance.
Le Wemona approchait rapidement et les hommes devenaient de plus en plus robustes. Les armures et armes s’empilaient et les chevaux arrivaient par dizaines chaque jour. Mais lorsque vint le temps d’ériger une nouvelle hiérarchie militaire, un problème se posa. Qui dirigerait cette nouvelle infanterie, et qui seconderait le commandant de celle-ci? Le conseil y songea longuement et dut se mettre à l’évidence que peu d’hommes jouissaient d’un esprit militaire comme celui d’Azaken et de ses seconds. Mais le conseil n’avait certes pas dit son dernier mot. Les membres du Haut conseil étaient peut-être vieux, mais ils se révélaient tout de même de brillants stratèges et des vétérans surdoués.
Mais le conseil choisit de donner des hommes spécifiques à ces vétérans plutôt que de les envoyer en croisade, ce qui serait fort fâcheux s’ils perdaient ainsi leurs meilleurs hommes. Azaken faisant lui-même parti du conseil prit sous son aile un homme qui avait prouvé sa valeur lors de l’avènement historique. Il s’agissait de Lanias, un garde plus que surprenant. Ce n’était pas spécialement l’homme le plus riche de Caldey, ni le plus choyé mais sa vivacité et son fort caractère faisaient de lui un soldat à ne pas négliger. Azaken devint dès lors son mentor, jusqu’à ce que l’armée soit prête à enfin partir. Quelques autres soldats devinrent eux aussi apprentis d’un conseiller malgré le peu de temps dont ils disposaient pour apprendre tout ce qu’ils devaient savoir.
Lorsqu’un des membres du conseil exposa enfin la hiérarchie de la nouvelle armée, le conseil fut satisfait et même Azaken en fut étonné.
Hiérarchie de la nouvelle armée
Rang 0 : Membre du conseil
Esprit militaire vif et robuste. Un membre du Haut conseil lui a lui-même enseigné les bases de la stratégie et il fait parti lui aussi du conseil à présent.
Rang 1 : Second officier
Même s’il n’a pas joui de l’enseignement d’un membre du conseil, il se distingue quand même par son courage et sa fidélité. Un officier de mise.
Rang 2 : Recruteur
Pendant ce long voyage, espérons que nous rencontrerons des alliés. Et ces hommes s’en chargeront.
Rang 3 : Ambassadeur
Il n’est pas nécessaire d’expliquer que lors de la croisade, des négociations seront nécessaires, et ils sont les hommes de la situation.
Rang 4 : Capitaine
Dirige deux régiments de la cohorte, chacun composé d’un commandant et d’une dizaine d’hommes. On en compte donc environ cinq.
Rang 5 : Commandant
Sous les ordres d’un capitaine, il a sous ses bras une dizaine de braves soldats.
Rang 6 : Garde des officiers
Souvent ceux qui dirigent une armée sont les premiers visés, et c’est pourquoi ces solides guerriers les protègeront.
Rang 7 : Vétéran
Il a participé à la bataille historique contre le mal, il sait comment se défendre. Chaque régiment en dispose d’un.
Rang 8 : Soldat
Malgré son moindre rang, c’est un guerrier redoutable.
Rang 9 : Écuyer
Ne vous fiez pas au nom, c’est peut-être un apprenti mais il a juré mourir pour se battre contre le mal.
Notes personnelles
J’ai trouvé l’idée d’être scribe très appréciable et j’espère pouvoir relater les faits de la croisade de notre nouvelle armée à son retour! Même si j’ai d’abord cru qu’ils étaient tous fous de croire en un être invisible, je pense que cette croisade créera des liens avec de nouveaux alliés et sortira enfin Caldey de la brume pour faire voir au monde extérieur son vrai jour.
Bref, ma femme m’attend et je sens que si je repousse encore la récolte à demain, il n’y aura plus rien dans les champs! Je reviendrai bientôt écrire un nouveau chapitre dans la Renaissance de Caldey, et qui sait… mon œuvre sera peut-être publiée un jour! À bientôt.
Maxence, scribe de Caldey.