[Récit] Par delà les Ténèbres
Posted: 15 Sep 2006, 14:28
Première Partie
A l'heure où j'écris ce manuscrit, je n'ai aucune idée de ce qui m'arrivera dans les prochains mois, semaines ou même jours. Moi, Elthep, Moine au service des Ténèbres suit sur la piste depuis plusieurs années d'un ancien artefact d'une civilisation elle-même inconnue.
Tout débuta après la cérémonie d'ostracisme que j'eu à subir de la part de l'ordre des Moines des Défenseurs d'Albion. M'excluant ainsi de la civilisation jusqu'à ce que tous oublie mon nom, mon chemin me mena dans d'antiques ruines aux abords de Stonehenge dans les plaines de Salisbury au temps où jadis Camelot régnait sur les Terres d'Albion. Gravée dans la pierre, je découvris les inscriptions suivantes désormais traduites après de nombreuses années d'investigation : "Celui qui cherche à s'élever cherchera le néant".
Des éons passèrent avant que je ne sois remis sur la piste de cet énigme, par Yco Le Chauve, désormais mon supérieur dans les rangs des Guerriers des Ténèbres. Je peux encore me souvenir de sa sage voix qui me révélait qu'en Oceania sur le continent d'Atlantis était dissimulé un temple à l'abri de la Lumière et des Ténèbres où régnait le néant.
Une expédition de fortune fut mise en place par mes soins pour se rendre en ce lieu par delà le désert de la Stygie. Je la composais de gens étroits et simples afin qu'aucun soupçon sur mon objectif ou ma provenance ne soit émis, et également parce que ces hommes étaient de robustes marcheurs habitués à la rudesse du désert.
Ici encore j'hésite à arrêter net ce récit qui pourrait mettre en péril la santé mental de son lecteur supposant-et j'espère que non- que quelqu'un ait le malheur de poursuivre mes recherches. Nous découvrîmes finalement le temple en question, qui ressemblait plus à un caveau qu'à un quelconque lieu de culte. Il y avait sur les parois rocailleuses des calligraphies d'allures antiques représentant des divinités inconnues du panthéon actuel et aux formes aussi colossales qu'indéfinies. La plus horrible dont je ne puis oublier l'exact portrait paraissait représenter une sorte de poulpe géant, dotée d'ailes atrophiées et de griffes, prostrée sur un piédestal qui laissait entrevoir sa taille énorme et gigantesque. A ses pieds étaient prosternés des milliers d'adeptes terrifiés l'implorant. Les mains maladroites de l'artiste pouvaient avoir enjolivé la taille de la divinité, mais je n'ose m'imaginer la taille exacte d'une telle créature...
Ma curiosité tomba soudain sur un coffre aux bas reliefs de même nature. Le système de verrou m'étant inconnu, j'eu la sotte idée de ramener ceci dans nos belles contrées. Si seulement j'avais pu à un seul moment entrevoir le destin et faire cent fois demi-tour !
Seconde Partie
Certains habitants du port de Gothwaite conteront peut-être cette histoire à un étranger de passage pour quelques pièces de cuivre. Jamais pourtant il n'y eût si grand péril au-dessus du village d'ordinaire paisible.
Les racines de l'histoire prennent source dans un manuscrit extrêmement ancien, laissé par quelques démoniste fou, sur des tablettes qui furent brisées et éparpillées. Elles narrent les chroniques d'une époque oubliée, où un peuple descendit du paradis à l'enfer en réveillant ce qui aurait dû rester enterré à jamais. Les artisans de ce peuple étaient réputés pour forger les meilleures armes et armures de toute la région.
Tout alla pour le mieux jusqu'au jour où la perfection en la matière fut atteinte une fois que La Dague fut forgée, après milles trempes et inscriptions. L'on raconte que son auteur se serait enfermé des mois entier dans un temple rupestre alors qu'il travaillait dessus. Le résultat fut à la hauteur des espoirs, mais rapidement, cette perfection sema la graine de la discorde dans le jardin d'Eden, entraînant par là même la chute de cette civilisation.
La trace de la dague fut retrouvée dans des excavations elfes, qui se mirent en charge de la rapporter à Arthur du temps de sa grandeur pour le prévenir du danger qu'elle représentait. Malheureusement, il n'y eût pas d'avertissement et le royaume chuta sans que l'arme ne soit remise à jour... jusqu'à ce qu'un vieil homme ne s'en mette en quête.
Espérant y voir un artefact d'une puissance suffisante pour rallier tous les peuples et les royaumes, Elthep, érudit dans la force de l'âge retourna chaque pierre du continent et de ses eaux pour la retrouver et y passa plus de la moitié de sa vie. Cette quête sans fin semblait avoir percée le jour où il mit à jour un temple dans lequel était entreposée l'arme, semblant presque l'attendre de son expression propre.
Elthep s'empressa donc de l'amener à son maître et ami Yco dit Le Chauve pour faire déchiffrer les sombres arcanes qui ornaient la garde et la lame dudit objet. Avec l'aide d'une Atlante dénommée Falbia -dont nous supposons qu'elle entretient des rapports intimes avec un autre moine...- les symboles furent déchiffrés. Il s'agissait du mode de fonctionnement de la Dague, un rituel qui devrait réveiller ses immenses pouvoirs.
Partagé entre le désir de sauver tout Amtenaël et sa propre puissance, Elthep mena à bien le rituel dans le temple dans laquelle l'arme fut trouvée. Déjà, une toute autre personnalité se dessinait sur les traits de l'érudit qui n'hésita pas le moins du monde à sacrifier un enfant pour offrir une âme innocente à l'arme.
Plus personne n'entendit parler du Moine pendant quelques jours, jusqu'à ce qu’ils s’entretinssent avec son mentor, sur la jetée du port de Gothwaite. Nul ne sait ce qui s'y passa exactement mais l'on vit que les deux hommes se battaient en duel, Yco tentant de faire retrouver la raison à son apprenti aux yeux de braises, possédé par l'esprit de l'arme qui ne se trouvait être qu'une engeance de Lucifer.
Aucun ne pût porter le coup de fatal, jusqu'à ce qu'Yco fasse trébucher son apprenti dans l'eau, inânimé et désarmé. Son sang ne tourna qu'une fois, Yco plongea et ranima le moine inconscient maintenant dans son état normal. S'ensuivit des excuses, des pleurs et des empoignades entre les deux hommes qui se mirent en tête d'éradiquer le Mal qui s'était joué d'eux.
C'est ainsi que la quête d'Yco Le Chauve commença, pour se débarrasser de la menace qui avait pesé sur son apprenti, lui-même et tout Amtenaël. Mais ceci est une autre histoire.
A l'heure où j'écris ce manuscrit, je n'ai aucune idée de ce qui m'arrivera dans les prochains mois, semaines ou même jours. Moi, Elthep, Moine au service des Ténèbres suit sur la piste depuis plusieurs années d'un ancien artefact d'une civilisation elle-même inconnue.
Tout débuta après la cérémonie d'ostracisme que j'eu à subir de la part de l'ordre des Moines des Défenseurs d'Albion. M'excluant ainsi de la civilisation jusqu'à ce que tous oublie mon nom, mon chemin me mena dans d'antiques ruines aux abords de Stonehenge dans les plaines de Salisbury au temps où jadis Camelot régnait sur les Terres d'Albion. Gravée dans la pierre, je découvris les inscriptions suivantes désormais traduites après de nombreuses années d'investigation : "Celui qui cherche à s'élever cherchera le néant".
Des éons passèrent avant que je ne sois remis sur la piste de cet énigme, par Yco Le Chauve, désormais mon supérieur dans les rangs des Guerriers des Ténèbres. Je peux encore me souvenir de sa sage voix qui me révélait qu'en Oceania sur le continent d'Atlantis était dissimulé un temple à l'abri de la Lumière et des Ténèbres où régnait le néant.
Une expédition de fortune fut mise en place par mes soins pour se rendre en ce lieu par delà le désert de la Stygie. Je la composais de gens étroits et simples afin qu'aucun soupçon sur mon objectif ou ma provenance ne soit émis, et également parce que ces hommes étaient de robustes marcheurs habitués à la rudesse du désert.
Ici encore j'hésite à arrêter net ce récit qui pourrait mettre en péril la santé mental de son lecteur supposant-et j'espère que non- que quelqu'un ait le malheur de poursuivre mes recherches. Nous découvrîmes finalement le temple en question, qui ressemblait plus à un caveau qu'à un quelconque lieu de culte. Il y avait sur les parois rocailleuses des calligraphies d'allures antiques représentant des divinités inconnues du panthéon actuel et aux formes aussi colossales qu'indéfinies. La plus horrible dont je ne puis oublier l'exact portrait paraissait représenter une sorte de poulpe géant, dotée d'ailes atrophiées et de griffes, prostrée sur un piédestal qui laissait entrevoir sa taille énorme et gigantesque. A ses pieds étaient prosternés des milliers d'adeptes terrifiés l'implorant. Les mains maladroites de l'artiste pouvaient avoir enjolivé la taille de la divinité, mais je n'ose m'imaginer la taille exacte d'une telle créature...
Ma curiosité tomba soudain sur un coffre aux bas reliefs de même nature. Le système de verrou m'étant inconnu, j'eu la sotte idée de ramener ceci dans nos belles contrées. Si seulement j'avais pu à un seul moment entrevoir le destin et faire cent fois demi-tour !
Seconde Partie
Certains habitants du port de Gothwaite conteront peut-être cette histoire à un étranger de passage pour quelques pièces de cuivre. Jamais pourtant il n'y eût si grand péril au-dessus du village d'ordinaire paisible.
Les racines de l'histoire prennent source dans un manuscrit extrêmement ancien, laissé par quelques démoniste fou, sur des tablettes qui furent brisées et éparpillées. Elles narrent les chroniques d'une époque oubliée, où un peuple descendit du paradis à l'enfer en réveillant ce qui aurait dû rester enterré à jamais. Les artisans de ce peuple étaient réputés pour forger les meilleures armes et armures de toute la région.
Tout alla pour le mieux jusqu'au jour où la perfection en la matière fut atteinte une fois que La Dague fut forgée, après milles trempes et inscriptions. L'on raconte que son auteur se serait enfermé des mois entier dans un temple rupestre alors qu'il travaillait dessus. Le résultat fut à la hauteur des espoirs, mais rapidement, cette perfection sema la graine de la discorde dans le jardin d'Eden, entraînant par là même la chute de cette civilisation.
La trace de la dague fut retrouvée dans des excavations elfes, qui se mirent en charge de la rapporter à Arthur du temps de sa grandeur pour le prévenir du danger qu'elle représentait. Malheureusement, il n'y eût pas d'avertissement et le royaume chuta sans que l'arme ne soit remise à jour... jusqu'à ce qu'un vieil homme ne s'en mette en quête.
Espérant y voir un artefact d'une puissance suffisante pour rallier tous les peuples et les royaumes, Elthep, érudit dans la force de l'âge retourna chaque pierre du continent et de ses eaux pour la retrouver et y passa plus de la moitié de sa vie. Cette quête sans fin semblait avoir percée le jour où il mit à jour un temple dans lequel était entreposée l'arme, semblant presque l'attendre de son expression propre.
Elthep s'empressa donc de l'amener à son maître et ami Yco dit Le Chauve pour faire déchiffrer les sombres arcanes qui ornaient la garde et la lame dudit objet. Avec l'aide d'une Atlante dénommée Falbia -dont nous supposons qu'elle entretient des rapports intimes avec un autre moine...- les symboles furent déchiffrés. Il s'agissait du mode de fonctionnement de la Dague, un rituel qui devrait réveiller ses immenses pouvoirs.
Partagé entre le désir de sauver tout Amtenaël et sa propre puissance, Elthep mena à bien le rituel dans le temple dans laquelle l'arme fut trouvée. Déjà, une toute autre personnalité se dessinait sur les traits de l'érudit qui n'hésita pas le moins du monde à sacrifier un enfant pour offrir une âme innocente à l'arme.
Plus personne n'entendit parler du Moine pendant quelques jours, jusqu'à ce qu’ils s’entretinssent avec son mentor, sur la jetée du port de Gothwaite. Nul ne sait ce qui s'y passa exactement mais l'on vit que les deux hommes se battaient en duel, Yco tentant de faire retrouver la raison à son apprenti aux yeux de braises, possédé par l'esprit de l'arme qui ne se trouvait être qu'une engeance de Lucifer.
Aucun ne pût porter le coup de fatal, jusqu'à ce qu'Yco fasse trébucher son apprenti dans l'eau, inânimé et désarmé. Son sang ne tourna qu'une fois, Yco plongea et ranima le moine inconscient maintenant dans son état normal. S'ensuivit des excuses, des pleurs et des empoignades entre les deux hommes qui se mirent en tête d'éradiquer le Mal qui s'était joué d'eux.
C'est ainsi que la quête d'Yco Le Chauve commença, pour se débarrasser de la menace qui avait pesé sur son apprenti, lui-même et tout Amtenaël. Mais ceci est une autre histoire.