[Background] Elwë Lúinwë alias Tohrin Gil'Setan
Posted: 08 Aug 2011, 23:36

Ville fortifiée de Gwyntell - A l'aube
Elwë se réveilla aux aurores, comme à son habitude. La chiche lumière qui filtrait au travers des volets, caressa sa peau et éveilla ses sens.
Sortant à peine de son sommeil, il serra plus fort son oreiller contre lui, redoutant l'instant fatidique où il devrait se lever.
La chaleur et le doux contact des draps sur sa peau attisaient en lui le désir coupable de rester prisonnier de ce carcan.
Il caressa son oreiller de la joue, s'étira très longuement, bailla un peu, et au prix d'un effort qu'il jugea ulysséen, se leva.
Alors que son esprit était encore embrumé, il prit la direction de la salle d'ablutions, se dévêtit et commença à se laver.
La fraîcheur de l'eau, en opposition à la chaleur de son corps acheva de le réveiller.
Une fois ceci fait, il se parfuma le corps avec des onguents à base de plantes puis se dirigea vers sa chambre à coucher.
Là, posée sur la chaise, il attrapa sa tunique mordorée, l'enfila puis sortit de la pièce.
Au bout du couloir qu'il parcouru, il descendit l'escalier qui s'offrait à lui et abaissa la tête afin d'apercevoir.....
- Bonjour Elwë ! Dit l'elfe d'âge mûr assis à la table.
- Bonjour Père. Lui répondit-il.
Elwë acheva de descendre l'escalier de pierre et suivit la délicieuse odeur matinale de Lembas qui titillait ses narines.
Il s'assit à la table et commença à manger.
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Son père parti, Elwë nettoya la table et rangea un peu la cuisine. Puis il se dirigea vers une armoire couleur ébène savamment ouvragée
par son grand-père quelques années plus tôt. Il se revit alors plus jeune, face à son grand-père en train de travailler sur l'un des battants.
Lui, en train de poncer le bois, concentré sur son oeuvre face au petit elfe,les yeux grands ouverts, émerveillé par la force de création brute.
Avait-il su à l'époque que ce bois brut allait devenir source de nostalgie à l'âge adulte?.
Il ouvrit délicatement la porte de droite et attrapa sa pèlerine et ses bottes.
Il enfila ces dernières puis ferma le meuble.
Se retournant vers la porte, il fit quelques pas et tendit la main.
Fiché dans la poutre du mur porteur, à droite de l'entrée, se trouvait un clou.
A ce clou était suspendu un trousseau de clés orné d'une petite figurine en bois sculpté dont Elwë se saisit.
Il ouvrit la porte, ajusta sa pèlerine sur ses épaules, se tourna pour verrouiller le battant en chêne et pris la route.
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Arrivant devant la bibliothèque dans laquelle il travaillait, il mis la main à sa poche et en sortit son trousseau.
Triturant quelque peu, il trouva enfin la bonne clé et ajusta celle ci dans la serrure. Puis il entra.
Son premier réflexe fut d'inspirer profondément l'air renfermé de la pièce. L'odeur des vieux livres étant l'un de ses petits plaisir,
il s'y livrait à chaque fois qu'il entrait dans ce sanctuaire, qu'il voulait réfléchir, ou se détendre après qu'un client lui eu fait chercher
quelque manuel de cuisine ou d'herboristerie quelconque.
Il marcha vers les fenêtres, ouvrit les battants et rabattit les volets marrons.
Les vieilles charnières grincèrent comme si elles tournaient pour la dernière fois de leurs vies, ce qui le fit sourire, puis il referma les fenêtres.
Le soleil éclairait maintenant le vestibule et il accrocha sa cape à la patère.
Il inspecta les rayons de livres avec un œil bienfaisant,
presque paternaliste, et se rendit dans la salle de lecture.
Là, sur une des tables, reposait une pile de livres attendant d'être authentifiés et classés.
Il restait des centaines d'ouvrages de ce type dans l'arrière-boutique et Elwë savait que des années prendraient avant qu'il n'ait fini de tout classer.
Mais il ne désespérait pas et comme pour se le prouver à lui-mêmer, il attrapa d'un geste sûr l'énorme tome sur le dessus de la pile
et jeta un coup d’œil à la couverture.
Un ouroboros mêlé à un triangle l'ornait.
Au centre était écrit:
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Traité de la Religion Lunaire,
mensonges et faux semblants
L'auteur semblait être un certain Tohrin Gil'Setan mais ce nom ne disait rien à Elwë.
Il ouvrit le livre et commença à le feuilleter....
Traité de la religion Lunaire wrote: Cher lecteur,
J'ignore quand, en quel trimeno, quel jar cet ouvrage t'es parvenu
mais sache que ce que tu tiens entre tes mains est à ce jour l’œuvre la plus aboutie qui ait été faite sur le culte Lunaire.
J'ai recopié ici l'intégralité des textes rapportés par nos prêtres, disciples et frères de Lune, j'y ai raconté la vie de certains d'entre eux
telle qu'elle me l'a été narré.
Il se peut que tu ne comprennes pas, ou ne saisisse pas bien mes propos et c'est normal.
Tes questions trouveront des réponses au fil de ton avancement dans les chapitres. Et si ces réponses entraînent de nouvelles interrogations,
alors sache que je ferai mon possible afin de les faire disparaître. Et maintenant que j'ai éveillé ton intérêt, je vais t'en dire plus.
Tu l'auras peut-être deviné, mais au moment où j'écris ces lignes, toi cher lecteur est sûrement déjà mort. Oui!
Car moi, Tohrin Gil'Setan, ai réussi le tour de force que de t'envoyer ce livre au travers des couloirs du temps, là où il sera à l'abri
car-c'est-ma-seule-préoccupation! Peut importe ce qu'il m'en coûtera. Il se peut que tu te demandes à l'abri de quoi voudrais-je cacher l’œuvre de ma vie?
A cette question aussi je répondrai plus tard.
Hum, mais je te sens sceptique et quelque peu incrédule.....et bien soit! Ici plus bas se trouve un rituel que j'ai préparé pour toi.
Oh! Rien de bien méchant, juste de quoi t'ouvrir les yeux et te montrer pourquoi nous, les prêtres Lunaires,
appelons les incultes, des "éblouis".
Elwë survola le reste du paragraphe jusqu'à la description du rituel sus-nommé.
Effectivement sceptique, il n'avait aucune idée de ce qu'étaient les "Lunaires" ou bien les "éblouis", et il lui semblait que ce livre
n'était que pur fantaisie, roman destiné à la jeunesse que personne n'avait ouvert depuis longtemps.
Et pourtant, le symbole sur la couverture le fascinait. Il lu le rituel avec un vague intérêt.
-......hum oui.....Poudre de pierre d'Aulm....rien d'impossible à trouver.
Il parcouru encore un peu le livre.
Puis, lassé, il reposa le livre sur la table et partit mettre à jour les registres des comptes de la bibliothèque.Traité de la religion Lunaire wrote:
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Ma quête était terminée. Le serpent m’avait permis de retrouver le sens de ma vie. A présent je n’avais plus aucune aide à attendre de lui.
Cependant sans le culte lunaire je n’aurais jamais réussit à comprendre. La lune veille sur chacun de ses prêtres et eux veillent à transmettre son message.
Message si simple pourtant.. Mais peut être est ce cela qui le cache au yeux de beaucoup.
L’équilibre. L’unité du bien et du mal concentrés en un point précis.
Je continuai à évoluer chez les Adorateurs de la lune. Estolian était mort avec son père,
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Aussi loin que remonte ma mémoire:
je me revois courant dans les champs avec mes amis, j'ai oublié leurs noms, ils m'étaient pourtant si proches.
Nous nous amusions tous les jours. Je vivais dans un petit village forestier, régit par des hommes.
Tout portait à croire que j'étais né içi, c'est vrai, depuis mon plus jeune âge j'habitais dans ce village,
et aussi loin que remonte la mémoire des grands prêtres, j'étais ce que l'on appelle"un enfant du pays" içi, en Lorien,
pays peu connu des terres Amtenaelliennes.
Pourtant ma seule différence avec les villageois était mes racines Elfiques, car tout être que j'étais au sein de ce village,
j'étais avant tout un elfe, et celà les villageois ne le comprennais pas.
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Branruz descendante de Bran Ruz et de Dahut, fille du Roi Gradlon, un mariage du bien et du mal.
Mes yeux pâles qui trahissent l’eau qui me submerge, toute cette eau dans mon thème….
Je me sens bien seule …
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Edit: Ajout de texte et précisions